Japanese handplanes, setup and notes

Why don't planemakers ever finish the job?

1 Mise en service d’un rabot japonais "hira-kanna"

Les rabots japonais sont tout à fait comparable dans l’usage aux rabots européens, un tranchant affleurant d’une surface plane. Toutefois, là où les européens considèrent le corps du rabot comme l’élément central et les lames comme un consommable, c’est tout l’inverse pour les japonais.

Ainsi, la lame est l’élément central du rabot et le corps (dai) le consommable. Ainsi les rabots sont livrés "finis à 90%" et il est attendu que l’utilisateur réalise les ajustements finaux :

  1. Ajuster le lit de la lame pour permettre de ‘avancer jusqu’à la lumière
  2. Aplanir la semelle
  3. Creuser une très légère concavité sous la semelle
  4. Affûter la lame

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2 Le matériel nécessaire

  1. Un crayon gras
  2. Une petite écouane, type iwasaki ou un ciseau à biseau de 90° pour racler très finement le lit de la lame
  3. Du papier de verre fin et une surface plane
  4. Une règle droite
  5. Un racloir ou une lame de cutter coincé dans un trait de scie dans un bloc de bois
  6. De bonnes pierres d’affutage

3 Ajuster le lit de la lame

Il faut bien comprendre que la lame tient toute seule dans le rabot, le contrefer n’est joue pas ici de rôle de stabilisation mais,simplement de brise copeaux. En effet, la lame est un « coin », un trapèze plus large et plus épaisse au dos qu’au tranchant. Elle est également concave, sur le dessus et le dessous.

Ainsi, elle est maintenue « en force » dans le dai. On dit qu’un rabot bien réglé doit amener la lame à sa position de coupe, avec trois coups de marteau (comme pour enfoncer un clou), depuis la position maximum atteinte à la main.

Neuf, le dai ne permet pas à la lame d’atteindre la lumière, il est trop serré. On va donc retirer un peu de matière sur le lit sur lequel repose la lame. Au final, il ne s’agira même pas de copeaux, juste de la sciure.

3.2 Griffonner au crayon sur toute le dessous de la lame et les côtés

Vous pouvez aussi mettre un peu d’huile 5-pencil-back-blade.JPG

3.7 Répéter l’opération jusqu’à ce que la lame atteigne à peine la lumière

Un coup de marteau final permettra de l’atteindre 7-until-the-blade-reaches.JPG

4 Préparer la semelle

4.1 Aplanir la semelle

Laisser la lame en place, en tension, mais en retrait de la lumière. Vérifier la planéité de la semelle avec votre regle. Si nécessaire, coller du papier de verre sur un support plan et poncer la semelle doucement jusqu’à obtenir une planéité parfaite.

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4.2 Creuser la semelle

Une fois la semelle plane, nous pouvons retirer quelques copeaux au racloir dans la zone comprise entre 1cm devant la lame a 1cm avant le nez du dai. Idem pour l’arrière Cette concavité réduit l’effet ventouse du rabot sur les surfaces rabotées qu’il produit.

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5 Préparer la lame et le contrefer

5.1 Affûter la lame

La lame est concave et c’est normal. On polit tout le tranchant dont une bonne partie est tendre et on le polit guère que le U laissé par la concavité. La logique est la même que pour les ciseaux. Lorsque la bande polie diminue au fil des affûtages, on martèle légèrement le biseau sur la partie tendre pour appliquer une déformation au tranchant et on repolit le dos.

5.2 Ajuster le contrefer

Le contrefer doit être ajusté à moins d’un demi millimètre du tranchant de la lame. Pour cela, lorsque lame et contrefer sont sortis du rabot, assemblez les et tracer une marque repère sur la lame, qui vous permettra une fois en place dans le rabot, d’avancer le contrefer au marteau jusqu’au repère.

6 Raboter !

Avancer la lame en martelant le dos, ajuster latéralement en martelant les côtes et rétracter la lame en martelant les pointes arrières. Le rabot se tire, il ne se pousse pas. Les premiers copeaux seront idéalement fins pour essuyer vos larmes de bonheur !

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